Gilles Rieu

Artiste globe-painter

"Il suffit d’une chambre
Dans une ville
Du vide le trait
Deux geckos translucides pulvérisent le temps
Je me nourris de l’eau noire
De l’arroyo
10 000 corps coulent à moto
Dans la nuit d’une rue corticale
La grande image est sans image
Cholon d’or, gorgé rouge, béton
M’atteint comme un projectile
Je suis la cible, l’éponge
La sensation mauve du mangoustan
Le riche qui joue 100
Dans un casino des jungles
Porte le short du pauvre
Au visage d’arroyo
Peindre est une arme
Garde la douceur sois
Le ravin du monde
Je m’introjecte l’info virale
A l’internet des cafés
Du monde qui se mondifie
L’art s’est vu fini
Mais par la bouche d’une serveuse
Le Poème vient , Li Po l’immortel banni
De la Chine des Tang

Fini l’art engendre le medium engendre le medium
Mais le corps traversé est une machine à abstraire
Le moteur propulsif voilà
De quoi
Une nuit de tropique
Ma peinture se fait

MCA"

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